Les d'ORLEY

Les d'ORLEY

 

follie_orley.jpg

La famille d'Orley posséda la Follie durant trois générations, qui correspondent aux règnes de Philippe le Beau et de Charles-Quint.

Ce fut l'époque de la splendeur de cette résidence, qui eut alors une importance vraiment princière dérivée du rôle joué par la forteresse dans les guerres soutenues par Maximilien, alors roi des Romains, contre les communes flamandes et brabançonnes, lorsque la maison d'Autriche prenait pleine possession de l'héritage de Bourgogne.

 

 

follie_tableau.jpg

En 1488, le chef du parti de Maximilien, au sud de Bruxelles, était Henri de Witthem, seigneur de Beersel. Sa puissance comme condottière dans l'intérêt de Maximilien, reposa en grande partie sur l'occupation de la position imprenable de la Follie, qu'il tenait en vertu d'on ne sait quelles circonstances, et dont la fille devint par après la châtelaine, comme nous le verrons bientôt.

Alors que toutes les places voisines succombèrent tels Beersel, Braine-l'Alleud et Fauquez, La Follie ne fut réduite " ni par la force ni par la menace, ni par le stratagème".

 

 

 

follie_interchapellefolie.jpg

 

Sa fière devise, " qui en voelte de la Follie " que l'on peut lire encore gravée au-dessus du porche d'entrée était un défi à l'adversaire.

Après les événements que nous venons de narrer, il n'est pas étonnant que Bernard d'Orley, fils de Bernard et de Françoise d'Argenteau-Houffalize, parvenu à l'âge d'homme, choisit pour sa compagne Isabeau de Witthem, fille d'Henri de Witthem vaillant défenseur de son château.

Bernard II d'Orley était un des chevaliers de la suite immédiate de Philippe le Beau. Il fut son Grand Echanson et mourut en 1506, en Espagne peu après son souverain, d'une maladie mystérieuse.

 

 

follie_vueextchapelle.jpg
 

On soupçonne que tous deux furent empoisonnés. Merveilleusement mis en valeur, quatre tableaux offerts par la Cour d'Espagne, relatent le second voyage de Philippe le Beau en Espagne en 1506, parti prendre possession de la Castille, suite au décès de sa belle-mère la reine Isabelle de Castille épouse de Ferdinand d'Aragon.

Ces tableaux, offerts à la veuve de Bernard II d'Orley, décorent à eux seuls les murs de la salle à manger. Ce présent était en quelque sorte un geste de sollicitude envers la jeune femme, dont l'époux, comme nous l'avons appris, était mort en 1506 en Espagne au service de Philippe le Beau.

Ces toiles qui n'ont jamais quitté le château ont une grande valeur documentaire.

 

Actions sur le document